[Exposition] Serge Pey – Critique du temps : une poétique de la préhistoire

Publié le par
virginie
Expo_Serge_Pey_Toulouse
Du 5 juin 2018 au 1 septembre 2018

Dans cette exposition, où l’artiste convoque circuits électroniques, ossements, arêtes de poissons, mais aussi hache polie,  flèches de silex et éclats d’obsidienne, le temps et l’espace font surgir des figures énigmatiques d’artistes sorciers, depuis une préhistoire fantasmatique qui ne cesse de nous interroger.

Depuis L’enfant archéologue,  Serge Pey n’a jamais cessé de traverser les mondes parallèles et inconnus de la poésie.

Cette exposition, est une poétique de la préhistoire nourrie aux preuves des « Peuples du poème » qui survivent encore parmi nous. Un monde à l’envers, dans le sens où le temps de la préhistoire se met soudain à questionner le notre depuis ses déterrements archéologiques.

Cette critique du temps, exploratrice du mystère de la naissance permanente du poème, est un hommage animiste aux poètes-chamanes dont les fantômes surgissent sur les parois peintes de nos cavernes. Ici sont convoqués, dans une image sonore rythmée de langues à clic,  les artistes-thérapeutes de Lascaux, Altamira, de la Grotte des trois frères, les sorciers de Bernifal, de Cougnac, de Gabillou, de Chauvet, les restes archéologiques de Péchialet, de Teyjat, l’Homme-lion de Holenstein-Stadel…

Dans cette exposition, le poète-archéologue projette également un regard sur sa jeunesse, en hommage à ses maîtres préhistoriens et aux fouilles qu’il pratiqua jadis, dans les dévoilements mystérieux des intestins de la terre que sont nos cavernes.

« L’art est une préhistoire puisque sans arrêt il fonde une critique du temps.
Il est un caillou, il est une résistance entre un circuit d’ordinateur et un éclat de silex.
Nous entrons dans une grotte comme dans une bouche pour parler aux ombres de nos ancêtres qui nous habitent.
Nous crions, nous parlons dans des langues à clics. Nous prions avec le poète sourcier qui danse sur le rocher.
Nous entendons sa voix. Nous l’avons recueilli dans des boîtes de verre sur des rochers et des haches polies.
Nous avons mélangé les temps, car nous n’avons plus de temps. L’espérance n’est jamais un avenir.
Mais un présent qui explose. Les œuvres que je montre ici ne sont que des dialogues de présents.
Nous nous saluons ainsi depuis des milliers d’années entre un os et une ombre.
La lumière qui nous éclaire coule de nos bouches partagées.
Mes signes, mes couleurs et mes objets ne sont que le rébus ou le logogriphe
d’une longue phrase secrète que seuls nos doubles peuvent prononcer.
La préhistoire est une poésie contemporaine. » – Serge Pey

 Vernissage Samedi 16 Juin 2018 – 18h

Muséum d’Histoire naturelle de Toulouse,
35 allées Jules Guesde, 31000 Toulouse

Escalier du temps, dans l’exposition permanente

Actuellement au Muséum de Toulouse

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