Auteurs lauréats 2005

Publié le par
virginie

Les auteurs boursiers lauréats 2005 étaient : Jean-Luc Aribaud, Richard Beugné, Jean-Hubert Gailliot, Abdelamdjid Kaouah, Franck Magloire et Frédérique Martin.

Jean-Luc Aribaud

Jean-Luc Aribaud

Jean-Luc Aribaud

Amoureux des images et des mots, soucieux d’aller au devant des autres, Jean-Luc Aribaud est à la fois photographe, technicien-animateur, écrivain et éditeur. Sa passion pour la photographie, il n’oublie pas de la faire partager au sein d’ouvrages, d’expositions (plus de deux cents à ce jour) et d’ateliers qu’il dirige pour l’association Garonne Animation à Toulouse. Écrivain, il l’est aussi, poète d’ailleurs. Quatre recueils de poèmes à son actif, dont un monté en spectacle à Toulouse (La Traversée de la ville). Éditeur, c’était une évidence pour servir de son côté militant ses deux passions qu’il conjugue en s’impliquant dans la création et la direction des éditions N&B au catalogue riche de plus d’une quarantaine de titres. Lauréat du prix Max-Pol Fouchet 2004 pour le recueil Une brûlure sur la joue édité au Castor Astral, ce Toulousain se lance désormais dans une recherche personnelle fondamentale pour tenter de percer le mystère qui l’a conduit spontanément à l’écriture poétique. Et ce en adoptant pour la première fois le genre du roman. Il souhaite à travers ce projet romanesque déjà mûri retranscrire, à travers les personnages, le rôle et le caractère révélateur et initiatique de la poésie. Pertinemment conscient des contraintes et exigences d’écriture propres à ce genre, Jean-Luc Aribaud a sollicité une aide du CRL afin de suspendre pendant quelques mois son activité pour se consacrer entièrement à l’écriture.

Richard Beugné

Richard Beugné

Richard Beugné

Qui se cache derrière le polar Les Confessions de Nono Crobe (coll. « Série Noire », éd. Gallimard, 2004) ? Un homme qui s’est essayé à différents métiers pendant de longues années et qui aurait enfin trouvé sa voie… D’abord bibliothécaire, Richard Beugné entre ensuite dans l’édition. De rédacteur-lexicographe, il devient auteur sur commande pour la jeunesse (les séries « Saturnin » et « Indiana Jones Jr » chez Hachette). Ensuite, grâce à une lettre de candidature parodiant Exercices de style de R. Queneau, il entre chez Albin Michel comme assistant d’édition puis comme concepteur réalisateur multimédia. Imprégné de ce milieu, il reprend une démarche d’écriture déjà entamée à titre confidentiel. Son polar est publié quand il s’installe dans la région toulousaine. A l’heure où il s’interroge sur un engagement total dans l’écriture, il reçoit une bourse du CRL pour l’accompagner dans son projet en cours : un roman à caractère autobiographique.

Jean-Hubert Gailliot

Jean-Hubert Gailliot © David Balicki

Jean-Hubert Gailliot © David Balicki

Passé par la radio (France Culture) et le multimédia, co-fondateur et responsable des éditions Tristram depuis 1987, Jean-Hubert Gailliot poursuit son activité de pigiste depuis 1984 pour s’assurer un revenu. Dès 1997, il entame, avec La Vie magnétique, un cycle de romans, tous publiés aux éditions de l’Olivier (Les Contrebandiers, 2000, L’hacienda et 30 minutes à Harlem, 2004), qui pourrait s’intituler « Le Studio de la Réalité ». Il se pose en observateur de la société contemporaine et fait de ses romans de véritables laboratoires d’analyse de « l’envahissement de la psyché contemporaine par les médias et la technologie ». Pour Jean-Hubert Gailliot, il s’agit de dire son temps en inventant une écriture aux références musicales et télévisuelles qui s’y adapte. Ce qui pourrait être le dernier volume clôturant ce cycle, et pour lequel il reçoit une bourse du CRL, se propose de dénoncer à travers le personnage ambivalent de Michael Jackson, « l’achèvement du processus de dégradation des valeurs de notre société post-moderniste ».

Abdelmadjid Kaouah

Abdelmadjid Kaouah

Abdelmadjid Kaouah

Journaliste de profession, correspondant du Quotidien d’Oran (Algérie) et d’Alfa (Montréal), il produit pendant plusieurs années des émissions radio sur France Culture autour de thèmes qui lui sont chers (identité, partage, intégration, terres d’accueil, …), lui Algérien exilé à Cugnaux. Dans le prolongement de sa maîtrise de lettres modernes consacrée à la poésie algérienne francophone, Abdelmadjid Kaouah anime le Cercle d’Initiatives des Lettres Algériennes et Maghrébines de langue française. Le langage poétique étant selon lui fondateur et fédérateur, il décide de mettre son écriture au service de la poésie. Il publie ainsi sept recueils, figure dans diverses anthologies, reçoit le Prix Sernet 1995 des Journées Poésie de Rodez avant de rédiger une Anthologie de la poésie algérienne contemporaine francophone (éd. Autres temps, 2004). Il bénéficie d’une bourse d’écriture pour mener à terme le projet d’une somme poétique initié dans son pays natal.

Franck Magloire

Franck Magloire

Franck Magloire

D’abord consultant en communication et en organisation, Franck Magloire se tourne ensuite vers l’enseignement et cesse enfin toute activité professionnelle pour mieux observer, comprendre, analyser et donner à voir la réalité de notre quotidien à travers l’écriture, et ce, toujours dans une recherche permanente de style de narration et de précision de la langue. Son premier ouvrage, Ouvrière (éd. de l’Aube en 2002, réédité en poche en 2004 et joué et mis en scène la même année au Théâtre National de Toulouse par Catherine Gandois), éclaire la banalité de ce quotidien à travers la journée d’une ouvrière qui se remémore trente ans de mutations sociale, politique et économique. Franck Magloire approfondit cette première approche, en collaborant à un essai collectif (Sans Visages, l’impossible regard sur le pauvre, éd. Bayard, 2004) pour lequel il a étudié en autodidacte la sociologie, les neurosciences et l’histoire des mœurs et des techniques. C’est cette dernière discipline qu’il entend exploiter dans l’ouvrage sur lequel il travaille actuellement pour aborder les traits de la modernité de notre époque.

Frédérique Martin

Frédérique Martin

Frédérique Martin

C’est au cours d’un bilan de compétence que Frédérique Martin comprend qu’elle veut écrire. Elle se donne les moyens d’assouvir sa passion en optant pour un emploi de comptable à temps partiel. Elle travaille son écriture au sein d’ateliers d’écriture, au fil des concours littéraires auxquels elle participe et dont elle devient peu à peu membre des jurys (Prix du Jeune Écrivain, Concours de la nouvelle du CROUS de Toulouse, Prix des cinq continents…). Des parutions dans des recueils collectifs et revues spécialisées et plusieurs succès à des concours la confortent dans son choix. Jusqu’à la consécration : elle reçoit le Prix Prométhée 2004 pour le recueil L’Echarde du silence (éd. du Rocher). Spécialiste de la nouvelle, elle explore d’autres voies, comme la littérature jeunesse en publiant Zéro le monde chez Thierry Magnier (2005), et aujourd’hui le roman. Consciente que le roman exige plus de temps de travail que la nouvelle, Frédérique Martin reçoit une bourse du CRL qui lui permettra de s’isoler pour achever un projet commencé il y a plus d’un an : un roman d’introspection.

Textes écrits en 2005.

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