Auteurs lauréats 2008

Publié le par
CRL

Les auteurs boursiers lauréats 2008 étaient : Mathieu Bourrillon, Thierry Colombié, Fabienne Ferrère, Sébastien Gayraud et Maxime Lachaud, Albert Lemant et Frédérique Martin.

Mathieu Bourrillon

Mathieu Bourrillon

Mathieu Bourrillon

Titulaire d’un DEA d’Arts plastiques, Mathieu Bourrillon  a roulé sa bosse dans le milieu du graphisme, pour la Cinémathèque de Toulouse notamment. En parallèle, il a évolué dans l’univers de la bande dessinée et il est régulièrement sollicité comme commissaire et (co)scénographe d’expositions de BD (à Colomiers par exemple).

Dès 2003, il publie ses premières planches dans des revues spécialisées. Après plusieurs années de recherches narratives, Monsieur Fernando, fable grotesque à la frontière du livre illustré et de la bande dessinée verra bientôt le jour, en France et en Argentine.

Thierry Colombié

Thierry Colombié

Thierry Colombié

Le risque. Dénominateur commun aux mondes réels ou imaginaires dans lesquels évolue Thierry Colombié . Spécialiste en économie criminelle, il décide en 2002 de renoncer à sa carrière de chercheur scientifique pour vivre (dangereusement) de sa plume. Pas toujours facile. A son actif quelques grands reportages et six livres (documents et romans policiers).

Thierry Colombié écrivain se nourrit de ses longues années d’investigation sur la « face cachée » de la société française (trafics de narcotiques, affaires de grand banditisme, crimes liés à des secrets d’Etat). Aujourd’hui il se lance dans une série de romans policiers avec, comme figure centrale, l’inspecteur Belasco , expert de la police européenne, envoyé dans la campagne française pour aider les autorités locales à élucider quelques morts étranges. Retenez votre souffle, vous ne serez pas déçus !

Fabienne Ferrère

Fabienne Ferrère

Fabienne Ferrère

D’enseignante de philosophie à écrivain, il n’y a eu qu’un pas à faire pour Fabienne Ferrère  : oser envoyer son manuscrit par la poste à des éditeurs. Il a suffi ensuite que Denoël la repère pour que tout s’enclenche : publication de son premier roman, série de rencontres dans  des librairies de Midi-Pyrénées et participation à plusieurs manifestations littéraires, édition en livre de poche dans la collection 10/18 « Grands Détectives », traductions en russe et coréen. Encouragée par ces premiers succès, cette Toulousaine qui enseigne à Gaillac prend la décision de demander un mi-temps pour se consacrer davantage à l’écriture de son second roman.

On pourrait imaginer facilement Fabienne Ferrère auteur d’ouvrages philosophiques. Mais, loin de Platon, de Kant ou de Nietzsche, elle décide de plonger son lecteur dans l’Histoire, version polar. Son premier roman, Un chien du diable, se situe à Rouen, à la toute fin du XVIe siècle, sous le règne d’Henri IV qui doit lutter pour se maintenir au pouvoir. Afin d’éviter que ne se rallument les guerres de Religion entre huguenots et catholiques, Gilles Bayonne, espion du roi, doit démêler un imbroglio sanglant : le meurtre du Comte de Bleuse, retrouvé égorgé et crucifié, la bouche pleine d’hosties dans une église aux bénitiers remplis de sang.

Situé au croisement de plusieurs genres (roman médiéval, d’aventures, de cape et d’épée, d’atmosphère…), ce polar historique appelait une suite : Fabienne Ferrère y travaille en mettant à nouveau en scène son héros, Gilles Bayonne, cette fois-ci dans le vieux Paris. Avec toujours l’ambition de recréer une langue haute en couleur capable de faire revivre les traits d’une époque, mais aussi le désir d’aborder des questions existentielles : la mort et l’attitude des hommes face à la disparition de leurs proches. Un projet double et séduisant : sur fond d’enquête historique et criminelle, voyager dans le temps pour mieux questionner le présent et mettre au jour les méandres de l’âme humaine.

© Photographie de S. Alexandre

Sébastien Gayraud et Maxime Lachaud

Sébastien Gayraud

Sébastien Gayraud

Quand deux cinéphiles se rencontrent, cela donne Reflets dans un oeil mort.  Titre provisoire du livre que publieront Maxime Lachaud  (écrivain, essayiste, journaliste audiovisuel et radiophonique) et Sébastien Gayraud  (réalisateur de courts-métrages, technicien, enseignant en analyse filmique à Rodez). Une première dans le domaine : un essai à quatre mains sur le docu-horreur, issu du Mondo movie (ou « chocumentaire ») et du film de cannibales.

Maxime Lachaud

Maxime Lachaud

L’approche choisie pour aborder ce genre cinématographique populaire qui fit scandale dans les années 60 et 70 sera historique, analytique et critique et s’inscrira dans le prolongement d’une recherche personnelle sur l’esthétique du grotesque et du cinéma de genre.

© Photographies d’Erik Damiano

Albert Lemant

Albert Lemant

Albert Lemant

En filigrane de Bogopol (publié en 2005 par les éditions Panama) se lisait l’histoire d’une (recon)quête, celle de l’identité de son auteur, Albert Lemant. Né Albert Lirtzmann, il avait nourri sa fiction d’un voyage en Ukraine et d’un retour aux sources de l’histoire familiale. Graveur de formation, mais aussi peintre et illustrateur, il écrit aussi bien pour les adultes que pour la jeunesse (plus d’une quinzaine d’ouvrages publiés à ce jour).

Avec Nuits blanches, manières noires, il s’adonne à une rêverie audacieuse en forme d’introspection artistique : une nuit de dialogue halluciné avec son modèle Jacques Callot, l’inventeur de l’eau forte au XVIIe siècle. Un projet où Albert Lemant mêle ses textes et ses illustrations à des reproductions d’eaux fortes de Callot comme pour mieux rendre hommage à son maître et à ses propres démons polonais. Une suite à Bogopol qui n’a de sens qu’accompagnée de ses planches illustrées… avis à son éditeur !

Frédérique Martin

Frédérique Martin

Frédérique Martin

Lectures, animation d’ateliers d’écriture, participation aux comités de différents concours d’écriture… Frédérique Martin  préfère les lettres aux chiffres. En marge de son activité professionnelle de comptable à temps partiel, et avec déjà quatre livres publiés, elle vient d’entamer N’ecris plus, attends-moi, un roman épistolaire et intimiste, à deux voix.

Un couple marié depuis plus de cinquante ans est séparé pour la première fois. Marquée par les tensions de cette situation nouvelle et douloureuse, leur correspondance révèlera des secrets comme seules les familles savent en garder. Frédérique Martin renoue-là avec les thèmes qui lui sont chers : la famille, l’amour, la cruauté.

Textes écrits en 2008.

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